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Ptits brouillons

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Nim




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Date d'inscription : 01/06/2012
Age : 20
Localisation : Alors c'est simple, la première à droite, puis 257,6 mètres plus loin tu tournes à gauche, tu montes les escaliers, tu ouvres une portes, tu descends les escaliers et après tu... Euuuuh... Attends deux minutes n_n

MessageSujet: Ptits brouillons Mer 6 Juin - 7:09:24

Voili voilou, j'aime bien écrire aussi ^^

Voici un one-shot que j'ai écrit pour le cours de français et avec lequel je me suis bien amusée ^^


Dans la ville de New York, avec ses grands immeubles et ses grandes rues bien larges, se trouve une espèce très particulière d’homme. On les reconnait immédiatement dans les avenues bien droites à leur blazer et leur cravate. Ils se fondent parfaitement dans la ville géométrique, avec leur mallette parfaitement rectangulaire, leurs lunettes toujours impeccables, les cheveux tous alignés. Même leurs mouvements font écho à la symétrie de la ville. Gestes nets et précis, déplacements droits, efficaces, calculés pour prendre le moins de temps possible. En effet, ils préparent minutieusement leurs trajets à l’avance, prenant en compte les moindres paramètres existants. Le temps qu’il fait, l’heure, le jour de la semaine, les événements se déroulant dans la ville, tout y passe, rien n’est oublié, laissé au hasard. Ils ont toujours leur parapluie lorsqu’il pleut, leurs lunettes de soleil lorsque les nuages se dispersent. Bref, ils sont toujours prêts pour tout le possible, logique, rationel.
L’autre particularité de cette espèce est de constamment regarder leur portable. Mais cet objet, au départ conçu pour la communication, les coupe de leur environnement. C’est ainsi que la vente d’une action à quelques centaines de kilomètres de leur position actuelle accaparera leur concentration absolue, au lieu de faire attention où ils mettent les pieds. Par exemple, alors qu’ils s’extasieront sur la montée en flèche des prix d’une action, ils écraseront malencontreusement le pied d’une jeune fille qui passait par là. La jeune demoiselle poussera un cri, et au lieu de s’excuser comme toute personne normalement constituée, ils la fusilleront du regard, et retourneront à leur cher portable.
Pourtant, quoique très attaché à ce moyen de communication qu’est le portable, cette espèce ne semble pas vraiment communiquer. Elle reste très silencieuse, et ce en toutes circonstances. L’un d’entre eux rate le métro ou le bus, rien, pas un son. Juste un coup d’oeil rapide à leur IPhone ou leur Blackberry, accompagné occasionnellement d’un froncement de sourcils. Pourtant, la plupart des New-Yorkais manifestent bruyamment leur déception, tapant du pied, poussant parfois quelques cris, lançant une insulte typiquement New-Yorkaise, ou marmonant des paroles incompréhensibles d’un air renfrogné.
Dans le métro ou autre moyen de transport public, lorsqu’ils ne sont pas en train de fixer la lumière de leur petit écran muni de claviers, et qu’ils ne sont pas plongés dans la lecture hautement captivante du journal, et qu’ils n’ont rien de mieux à faire, ils observent les individus autour d’eux. Déjà, afin bien comprendre la situation, il faut savoir que la population New-Yorkaise possède une richesse de styles vestimentaires très complète. Observer les expressions qui passent sur le visage d’un homme de l’epsèce étudiée devient très intéressant. Certain resteront impassibles. D’autres hausseront simplement un sourcil devant les couleurs de cheveux extravagantes. D’autres encore feront la moue devant des tatouages ostensatoires. Ceux d’entre eux qui sont père de famille regarderont les jupes trop courtes, les décolletés trop plongeants, ou les trous béants aux genous des pantalons des jeunes filles d’un air contrarié, contrit ou encore navré, secouant la tête.
John Green, par exemple, regarde avec attention l’écran de son Blackberry pendant qu’il se dirige à travers le labyrinthe surpeuplé que peut être une station de métro le soir, vers 19h. Même en fixant son écran, il se déplace sans encombres à travers la station, de ces mouvements raides si caractéristiques. Son parapluie est légèrement humide, il a plu. Il passe une main dans ses cheveux déjà parafaitement coiffés. Il accélère le pas, il a peur de ne pas être assez en avance. Il fatigue un peu, et commet une erreure irréparable: ses déplacements deviennent approximatifs. Un groupe d’amies passent. L’une d’entre elles écoute de la musique, très fort. Elle secoue la tête au rythme de la chanson et malheur! Il est déjà trop tard pour éviter la collision iminente. Le heurt est violent. L’Ipod tombe au sol, ainsi que le Blackberry, accompagnés de leurs propriétaires respectifs, au milieu de la mer de jambes et de pieds. L’adolescente se relève précipitamment et fond en excuses. Mais John est déjà loin, aussitôt son précieux Blackberry récupéré, il s’est relevé, a jeté un coup d’oeil réprobateur à sa montre. Déjà 19h05! Cette gamine imprudente lui a déjà fait perdre une minute trente! Il se dépêche dans les escaliers, allant jusqu’à ranger son portable afin de rattraper le temps perdu!


Et un autre, en anglais cette fois:

 And so she looked away, away from the darkness that was creeping up against the walls.
 It wrapped itself around everything, bending objects to its will.
 And everything obeyed.
 Soon, her entire universe was as black as fear.
 She tried to run off to somewhere in her mind where it was still light and happy and far away from all that obscure world.
 But it was no use. Fear was stronger.
 She had nowhere to go.
Now the dark shadow was closer to her bed.
She curled up, and covered her face with her hands.
 She could almost hear it hissing with pleasure, feeling the fear, hearing tears rolling down her cheeks. Her jaw was tight, and she was hanging on to one word like her life depended on it.
"NO!"
 Nobody heard her silent scream as the shadowy figure crept up against her skin, engulfing her completely.
 A few hours later she woke up.
 She didn't feel rested. She didn't want to linger in bed.
  Her movements were nervous, almost frantic as she dressed herself and grabbed her bag.
 And she thought to herself
” Tonight it will come back.”
 She shooed the thought away. It was the day now. Light was everywhere.
 No need to worry about it immediately.
And so she closed the door behind herself and rushed down the stairs.
 Who knew sleep could be so terrifying?


Voilaaaaaa
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