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Miuse d'Orligan ( page 2 : Malédictions )

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Miuse
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MessageSujet: Miuse d'Orligan ( page 2 : Malédictions ) Mer 7 Sep - 15:15:29

Introduction

Certains pensent que j'ai une imagination débordante. Mais jamais ils n'auraient imaginé à quel point cette imagination est dévastatrice si mon "côté obscure" prend le dessus .... L'histoire suivante se passe dans mon monde intérieur, un monde imaginaire, peuplé de créatures jamais vues ailleurs. Un monde principalement en paix, où vit Miuse, mon personnage fétiche, et ses amis. Mais voilà, je n'en ai plus le contrôle! Et si se n'étais que ça ... Entrez et soyez les bienvenus à Orligan.


Dernière édition par Miuse le Mer 2 Mai - 15:28:05, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Miuse d'Orligan ( page 2 : Malédictions ) Jeu 27 Oct - 13:55:30

Chapitre I :

   "Allez, saleté d'ordi, marche !!! Me fais pas ça, aller ...."
Malheureusement, mon vieux PC ne répondit pas à mes supplications et ramait toujours. Exaspérée, j'abaissais l'écran et montais dans ma chambre. En passant par la cuisine, je lançais à ma mère :
   "- L'ordi rame trop, je monte ..."
 Je n'attendis pas la réponse et montais les escaliers. Arrivée dans ma chambre, je pris un bloc à dessin et me mis à dessiner. Inconsciemment, je traçais le visage de mon personnage fétiche. Ses grands yeux, le bandeau dans ses cheveux en épis, sa cape et ses vêtements de voleur. La main droite sur la hanche, un grappin dans la main gauche, et le même sourire candide que j'étais capable de dessiner les yeux fermés. Je pris mes crayons de couleurs. Un beau bleu foncé pour les cheveux, un autre un peu plus foncé pour le bandeau, du marron pour la cape et les divers accessoires, du noir pour son T-shirt et les bottes , le pantalon resta blanc, et un mélange de plusieurs verts pour les yeux.

Miuse. Au début, il ne devait être qu'un personnage secondaire d'une BD où les personnages, six héros de 11 à 15 ans, devaient parcourir le monde d'Orligan à la recherche d'un talisman appartenant à une déesse.   Mais, peu à peu, j'avais abandonné l'histoire de cette BD, mais Miuse était resté. Je m'identifiais beaucoup à lui, peut-être parce qu'il était ce que je rêvais d'être : un voleur vivant d'inombrables aventures.
   J'étais donc là, à rêvasser d'aventures en écoutant de la musique rock, quand tout à coup, mon lecteur CD fit un drôle de bruit. La musique passait très vite, puis lentement, retournait en arrière, les chansons se mélangeaient. Puis, au milieux de ce chaos, une voix se fit entendre. D'abord incompréhensible, puis nette, déblatérant des paroles incohérentes. Je m'approchais de l'appareil, tentant de comprendre ce qui se passait. Je collais mon oreille sur le haut-parleur tout en règlant le son.
  Puis un chuchotement terrifiant, comme ceux qu'on entendait dans les films d'horreur, se fit entendre :
   " Je t'ai enfin retrouvée ..."


Dernière édition par Miuse le Mar 18 Fév - 22:12:29, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Miuse d'Orligan ( page 2 : Malédictions ) Ven 28 Oct - 18:09:36

Chapitre II

Pendant ce temps, à Orligan ...

Cachée dans les buissons, la créature ne bougeait pas d'un millimètre. Elle s'accroupit, guettant sa proie à travers les feuilles. Oui, c'était elle. C'était cette humaine qu'elle voulait. Sans un bruit, fantomatique, la bête contourna la clairière, toujours à l'abris dans les fourrés, pour se retrouver derrière la jeune fille qui dormait paisiblement sur l'herbe. Les yeux vert émeraude de l'animal se détachaient de l'ombre des feuillages, dévorant le cou délicat. Il avait bien envie de planter ses crocs dans la chair tendre, sentant déjà avec délectation le sang chaud couler dans sa gorge et ses griffes se planter dans la peau d'une blancheur insupportable. N'y tenant plus, la bête surgit de son abris et fondit sur la pauvre demoiselle.
Son museau s'approcha dangereusement et à toute vitesse de la gorge de sa proie toujours endormie, sa gueule s'ouvrit toute grande, une longue langue toute rose s'en échappa et ... lécha tendrement la nuque de la jeune femme qui se réveilla d'un coup.
Elle se retourna pour découvrir qui se cachait derrière elle.
" Oh, Miuse ! dit-elle à demi en colère. Pourquoi ne me laisse-tu pas tranquille ?"

L'étrange créature ne répondit pas tout de suite, préférant s’asseoir en balançant tout doucement ses deux queues de renard bleu. Le truûk la couvrit d'un regard tendre. C'était un animal bleu foncé, aux pattes rayées en bleu plus clair, avec le ventre et le bout des queues et des pattes blanc. Il avait des oreilles et un corps fin et puissant d'un chat sauvage, mais il avait la taille, le museau et deux queues de renard.
Soudain, ses lèvres se mirent à remuer :
" Parce que je t'aime, Stormy."
La créature se métamorphosa, laissant place à un jeune garçon de 15 ans aux yeux verts et aux cheveux bleus ornés d'un bandeau bleu marine et de petits bijoux en quarts rose, vêtu comme un voleur médiéval.
" Belle excuse ..."
Stormy, une jeune femme humaine de 16 ans avait les cheveux châtains courts et les yeux marrons. Elle portait l'uniforme rouge et or du royaume d'Ismar, royaume prospère du monde d'Orligan. Elle regardait Miuse de travers, et le garçon, sachant ce qui l'attendait, se mit à courir . Mieux valait ne pas tenter de calmer Stormy, c'était peine perdu. Mais il adorait lorsqu'elle lui courait après.
"Reviens ici, Miuse !"
Un arbre se déracina à côté de lui. Aie ! Elle était vraiment remontée ! Il aurait du attendre la fin de sa sieste ! Il allait passer à la casserole ! Et connaissant sa petite amie,ce n'était pas qu'une image ...
Une image de renard bleu flottant au milieu d'une casserole géante en compagnie de carotte et autre aromates, aux côtés d'une Stormy immense et machiavélique qui allumait le gaz s'imposa à lui.
Tandis qu'il se demandait comment ne pas finir en ragoût (et que la moitié de la forêt se détruisait derrière lui) , il vit un puits en or au milieu d'une clairière. Non sans se demander ce que faisait un puits d'or au milieu de la forêt qu'il connaissait pourtant par coeur, il sauta dedans, préférant de loin se rompre le cou que d'affronter sa bien-aimée en furie.
Il tomba sans bruit et en tourbillonnant dans un abyme sans fond.


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MessageSujet: Re: Miuse d'Orligan ( page 2 : Malédictions ) Ven 28 Oct - 22:32:56

Chapitre III : musique d’ambiance :
http://www.youtube.com/watch?v=Fc56moy0poA

Alors là, j'avais déjà vu pas mal de bizarreries dans ma vie, mais là ....
Je flottais au milieu de ma chambre, les livres et les feuilles volantes dansaient dans toute la pièce, les meubles bougeaient tous seuls, ma chaise de bureau faillit m'assommer à plusieurs reprises et malgré cela, je ne criais même pas . Non. Je me contentais seulement de HURLER !!!
"- Non mais c'était quoi ce bordel !!
- Ta chambre, crétine. Elle est tout le temps en bazar... "

Bon, d'accord. J'ai l'habitude de penser tout haut et de me faire ce genre de réflexion. Mais là, c'était vraiment bizarre .... Parce que je n'avais pas remuer les lèvres ! Ma propre voix m'avait répondu toute seule, et je n'était ni ventriloque ni (complètement) folle .

Devant moi se forma un immense portail de lumière bleue digne de "Stargate". Au milieux de ce portail, je vis mon propre reflet. Sauf qu'au lieu d'avoir les yeux bleus,il avait les yeux....ben, oui rouges, je sais,je suis pas originale sur ce coup là, mais je n'y peux rien
. Ah oui, et son sourire n'était pas le mien non plus. Je ne souriais pas comme ces débiles de méchants dans les BD, moi.
On toqua à ma porte.
"- ****** , c'est quoi ce raffut ? fit ma mère sans ouvrir la porte (heureusement !)
- C'est rien, maman, juste un entrainement pour le théâtre , répondit mon double.
- On mange dans 5 minutes.
- D'accord, j'arrive."
Ma mère s'éloigna . Je regardai mon "double" dans les yeux.

" - Que veux-tu ?
- Prendre la place qui est mienne..."
J'avais vu assez de films de ce genre pour comprendre ce qui allait se passer.
"- Ne fais pas ça...
- Sinon quoi ? Tu ne peux pas me faire de mal : je suis toi. "
Aie ... Un point pour elle. C'est vrai que je n'avais pas envie de me mettre un coup de pied aux fesses toute seule. De plus, je ne pouvais pas bouger, ce qui en soi n'était qu'un très léger détail.
Sachant ce qui m'attendait, je fermai les yeux. Où que j'ailles, il fallait que je sois prête à y aller.
Mon reflet quitta le miroir et me poussa à l'intérieur. Adieu, monde réel (et cruel aussi) ...
Après une longue chute, je décidai d'ouvrir les yeux pour voir ce qu'était "l'autre côté du miroir" (quelle ironie !).
QUOI !!! Alors là, bienvenue dans la journée la plus bizarre de ma vie....
Et bienvenue à .... Orligan!
Voilà, je flottais toujours dans les airs au milieu d'une bulle bleue, un clone maléfique avait pris ma place auprès de ma famille et maintenant, je me retrouvais dans mon monde imaginaire... Le pied, quoi.



Dernière édition par Miuse le Mer 18 Jan - 16:42:31, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Miuse d'Orligan ( page 2 : Malédictions ) Ven 4 Nov - 19:40:56

Chapitre IV :

petite musique : http://www.youtube.com/watch?v=12dBCgAo-RA&ob=av2e
Miuse ouvrit lentement les yeux. Quel lieu étrange .... On aurait dit un désert avec des portes.Des portes, à perte de vue. Il y en avait partout : dans le sable, sur les rochers et les arbres mourants, sur le ciel et les nuages ... Des portes de toutes sortes et de toutes tailles, de la microscopique qu'on voyait à peine à la gigantesque dont on n'apperçevait même pas la poignée perchée dans les nuages... Des portes en bois, en fer, en verre, ou plus improbable, en guimauve ou en vent par exemple....
D'un naturel curieux, le garçon se demanda ce qu'il pouvait bien se trouver derrière chacune de ces porte. Soudain, il entendit un grincement . Un frisson percourut son dos et ses cheveux se dressèrent sur sa nuque. Il se retourna trèèèès lentement.
De derrière une porte de carton en forme de fusée entrebayée surgit une créature terrifiante haute de trois mètres et pleine d'yeux. Miuse, appeuré, se cacha derrière un rocher. L'étrange bête poussa un terrible rugissement et s'avança dans la lumière du soleil aveuglant (qui n'était qu'un amas de portes ouvertes sur notre soleil).
Miuse se rendit alors compte que le monstre n'était en fait que trois petits hommes verts en combinaison spatiale bleue possédant chacun trois yeux et une antenne et qui se déplaçaient avec un bruit de couinement particulier.
Amusé de sa propre stupidité, Miuse s'avança à la rencontre de ces étranges êtres, dans l'intention de leur demander quelques renseignements.

" - Bonjour ! dit-il. Aurriez-vous l'amabilité de m'indiquer où nous sommes ?
- ... Le graappiiiinnnn !!!! lui répondirent en choeur les bonhommes verts.
- Hein ? "
Miuse porta les yeux à sa ceinture, que pointait un des hommes verst. Sur le côté gauche, son grappin pendait au bout d'une corde roulée sur elle-même.
" - Oui, c'est mon grappin. Mais je voudrai savoir...
- Le graappiiiiinnnn....
- Oui, c'est cela. Mais j'aimerai ....
- Le grappiiiiiiinnnnn ....
- Oui, c'est un grappin !! Mais dites-moi où nous sommes, par pitié !
- Le grappiiiiinnnn ..."
Les petites créatures s'approchèrent de lui en se dandinant , et d'autres jouets couinants sortirent de derrière la porte en répetant : "Le graappiiinnn ...."
Miuse, voyant qu'il allait être enseveli, se mit à courir. Les petits hommes le poursuivirent, trottinant sur leurs jambes courtes et en spamoliant à pleins poumous "le grappiiinnnn ..."
"Ils sont shootés ou quoi ?!!! cria Miuse. Ou alors, ils ont bugué ... "
Essoufflé, trébuchant dans le sable, il ne s'arrêta pas une fois, mais les extra-terrestres gagnaient toujours plus de terrain. Soudain, une petite main dodue agrippa sa sacoche et la lui arracha. Il ne chercha pas à la récupérer, préférant prendre la fuite. Son instint animal lui disait qu'il n'était pas de taille, et il l'écoutait toujours.
Tout à coup, une autre main lui pris son grappin. Tout en courant, il jeta un coup d'oeil derrière lui. Les lutins zinzin se battaient pour son grappin. Bien. Il pourrai donc s'enfuir en toute discrétion .
Il ouvrit la première porte (jaune) qui se présentait à lui et s'y engouffra . Après une course effreinée dans un long couloir, une autre porte jaune s'ouvrit et il entra.
Devinez où il atterit ?



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MessageSujet: Re: Miuse d'Orligan ( page 2 : Malédictions ) Mer 9 Nov - 20:42:24

Chapitre V :
Musique (facultatif) : http://www.youtube.com/watch?v=BbE4OQuXKb8
Je me retrouvai dans les régions du Nord et la lune Diurne (qui remplace notre soleil en ce monde) faisait joliment scintiller la neige. Je ne sentait aucun froid, aucun vent. Un peu plus loin, un groupe de Yétis me dévisageaient d'un air surpris, mais continuèrent leur ascenssion . Ce devait être la saison de la migration. Je me demandais combien de temps ma bulle allait me protèger, quand j'entendis un sifflement. Oh, non ...
Dans un "PLOP !" retentissent, ma bulle bleutée éclata, répendissant dans le bleu pur du ciel de minuscules goutelettes de magie semblables à de petits diamants et produisant un magnifique arc-en-ciel.
Ma chute fut beaucoup moins grâcieuse . J'atteris lourdement sur les fesses, me cassant le coccice par la même occasion, et roula comme une boule le long de la montagne et resta ainsi, le nez dans la poudreuse sous trois couches de neige. Je me relevai d'un bon, sentant tout d'un coup la morsure glacée du gel. J'éternuais et grelottais sans arrêt. Je ne portais que mon pyjama, et la neige l'avait complètement trempé.
Nom d'un truûk, qu'est-ce qu'il caillait !! Preuve que je ne rêvais pas... Tout ceci était donc bien réel...
Le tintement de clochettes me tira de mes sombres pensées. Une ombre se dessina à mes pieds et une voix me lança d'en haut :
" - Eh bien ! Que fais-tu donc là, petite ?"
Je fus piquée au vif : PETITE ?!! On ne m'avait pas traîtée de petite depuis que j'avais abandonné les biberons ! Et le dernier qui s'y est risqué fini toujours de sècher dans mon grenier, pendu par les pieds les trippes à l'air.
Je levais la tête vers l'imprudent qui avait osé m'insulter, près à lui infliger le châtiment qu'il méritait. Et là, ce fut un choc émotionel sans précédent.
" P...PERE NOEL !! bégueyai-je, la voix étranglée.
( musique de circonstance : http://www.youtube.com/watch?NR=1&v=UWyu3hjRWKE )
C'était bien lui, avec son trêneau, sa barbe cotonneuse et son bônnet à pompon.
Alors là ... C'était trop ... Beaucoup trop...Mon cerveau fut de mon avis et coupa toute communication avec l'extèrieur.

Une douce brise ... Une fraîcheur agréable qui câressait ma joue... Ce fut ce qui me réveilla .
Je vis tout d'abord des rennes ailés, puis le ciel . Du bleu à perte de vue. Et le sommet enneigé des montagnes en toile de fond. Je jubilais . Je volais . Un vieux rêve de petite fille. Je me penchai au rebord du traînau pour apperçevoir les petits châlets en contrebas. Ils semblaient tellement petits ...
"- Alors, fillette, on admire le paysage ?"
Le père noel me jeta un oeil mi amusé, mi moqueur et me tendit une gourde remplie de chocolat chaud. Je la pris sans le regarder dans les yeux et marmonai :
" - Ch'uis pas une fillette ...
- Ah oui ? Et pourquoi es-tu aussi timide, alors ?"
Il partit d'un gros rire bonhomme. Il avait raison : qui d'autre qu'une gamine pourrait être aussi impressionnée devant le père noel ?
" - Bon ... Qu'est-ce que vous allez m'apporter cette année ?
- Ha ! Ha ! Ha ! Si tu crois que je vais te le dire !!
- Evidement ! fis-je, mi-amusée, mi-déçue. Puis-je au moins savoir où vous m'emmenez ?
- Chez moi, pardis !"
A bon entendeur , Joyeux Noel !!


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MessageSujet: Re: Miuse d'Orligan ( page 2 : Malédictions ) Sam 26 Nov - 18:48:17

La maison du père noël était toute blanche aux colombages rouges . Une écurie en bois abritait les rennes derrière cette demeure. Je rentrai à la suite du père noël. L'intérieur était calme et chaleureux, un feu de bois brûlait dans l'âtre . Un garçon d'à peu près mon âge lisait dans un fauteuil près de la cheminée et une gentille grand-mère tricotait à ses côtés. En m’apercevant, elle lâcha son tricot, poussa un petit cri et se précipita sur moi. En entendant la petite bonne femme crier, le garçon leva la tête vers moi et m'offrit un sourire chaleureux.
"- Ma pauvre enfant, mais vous êtes gelée ! me dit la femme. Ne vous inquiétez pas. On va s'occuper de vous. Chris, dit-elle au garçon. Montre la salle de bain à cette jeune personne et prête-lui des vêtements.
- Oui, mamie.
- Je vais mettre des brioches au four, dit la mère noël, plus pour elle-même que pour nous."

Je suivi Chris dans les couloirs sans dire un mot. Je l'observai. Il avait les cheveux noirs entrecoupés de fines mèches blanches et les yeux bleus. Il portait un pantalon et un T-shirt noir et semblait très gentil, quoiqu'un peu timide.

"- Tu sais, me dit-il, Chris, ce n'est qu'un diminutif. En réalité, je m'appelle Chrismas. Enfin, rien d'étonnant, pour le petit-fils du père noël. Et toi, comment, tu t''appelles ?
- ... Je ... Je crois que je n'ai pas le droit de le dire...
- Tu ne peux pas dire ton nom ?
- Il est plus prudent que je le garde pour moi. Mais, tu peux m'appeler ..."
Je réfléchissais à toute vitesse, essayant de trouver un nom qui me correspondrait au mieux. Je me souvint alors d'une conversation que j'avais eu sur le forum DD.
"- ... Akimiu. Tu peux m'appeler Akimiu.
- D'accord Aki . La salle de bain est juste là, voilà des vêtements. Prend ton temps."

Je le remerciai et m'enfermai dans la salle d'eau. L'eau chaude me fit du bien. Je réfléchissais mieux sous la douche. J'essayais d'organiser mes pensées.
Petit un : un double maléfique, un "Doppelganger " , m'avait envoyer dans mon monde imaginaire. Petit deux : elle avait pris ma place dans ma famille qui ne se doutait de rien. Petit trois : je ne savais pas quoi faire. Je crois que c'était ça le plus horrible : ce sentiment d'impuissance, celui qui vous aspire vers un abyme de désespoir . Je me mordis la joue pour ne pas pleurer.
J'enfilai un peignoir et sortis . Mon regard fut attiré par le miroir . Aller, BAM ! Encore un choc émotionnel !
Mon corps était en 2D ! Et, en plus de ça, il avait subit pas mal de modifications : j'était à présent plus mince et légèrement plus grande, mes cheveux châtains étaient un peu plus longs, ils m'arrivaient aux épaules . Mon visage, surtout, avait changé : mes yeux bleus s'étaient agrandis pour former des yeux de manga, ma peau était parfaitement nette et mon nez était droit et fin, comme ceux que je dessinais . Mais la plus grande modification était sur ma joue droite . Une marque de peinture rouge en forme d'éclair qui s'étendait sur toute la joue, de l'oeil jusqu'au menton.
Je la frottai pour tenter de l'effacer. Je ne réussi qu'à la rendre plus rouge. Je jurai tout bas. Une marque de reconnaissance. Unique et indélébile. Super, manquait plus que ça ...
Je pris les vêtements rageusement et les enfilai. Un pantalon noir, un T-shirt noir et un gilet tout aussi noir à boutons et ceinture argentés et bordé de fausse fourrure blanche.

Je retournai dans le salon où on me fit asseoir. Lisa, la mère noël, m'offrit une brioche et Noel me demanda de leur raconter mon histoire. Je le fis sans omettre aucun détail. Ils m'écoutèrent sans m'intérompre. A la fin de mon récit , ils se turent encore un moment. Lisa débarrassa la table, Noel alluma sa pipe et Chris restait assis là, silencieux. Lorsque Noel parla, sa grosse voix me fit sursauter :

"- Si je comprend bien, tu prétend être la divinité fondatrice ? me dit-il durement.
- Hein ? ... N...Non, bafouillai-je . Je ... Je suis bien à l'origine de ce monde, mais je ne me suis jamais considérée comme telle. Après tout, je ne suis qu'une simple humaine...
- Pardonnez-moi, mais qu'est-ce que c'est, la divinité fondatrice ?
- Comment t'expliquer ? intervint Lisa. Hum... Tu connais les deux dieux protecteurs et créateurs de notre monde, Chris ?
- Oui, répondit celui-ci. Il y a Ambre, la protectrice des créatures de jour et déesse du bien, et Satanos ...."
Je m'étouffai à moitié avec ma brioche. Les larmes me montèrent aux yeux . Les habitants me demandèrent si j'allai bien. Vu que je riais comme une baleine, ils devaient se demander si je n'avais pas un grain.
" Ou...Oui, ça va, réussi-je à articuler entre deux éclats de rire. Sa...Satanos ? C'est comme ça qu'il se fait appeler ?
- Oui, pourquoi ?
- Pour rien ...
- Enfin, bref, continua Chrismas. Il y a Satanos, dieu du mal et dominateur des nuits. Autrefois amants, ces dieux ont créer ensemble un monde, Orligan. Puis les créatures qui y vivent. Mais ils se disputèrent le contrôle de la planète et se livrent encore une guerre sans merci. Voilà.
- Et bien, reprit Noel, tout ceci est faux. Une déesse, bien plus puissante qu'Ambre et Satanos, à créer notre monde, les créatures qui y vivent, la lumière et les ténèbres, le temps et l'espace. Elle peut connaitre le présent, le passé et le futur de chacun de nous.
Elle a confié cette planète à Ambre et Satanos, un démos et une elfe, avant de disparaître. Ces deux gardiens ont peu à peu oublier leur mission qui était de veiller sur Orligan, et ont cru qu'ils en étaient les maîtres absolus. Ils se sont permis de créer des créatures, de déchaîner les éléments, de prendre le contrôle de la planète. Au début, amoureux, ils ont fait des concessions pour régner ensemble. Mais peu à peu ils se sont disputé le pouvoir, et se le dispute encore! Ils ont oublié la déesse fondatrice, la femme aux milles visages ! Mais la voici de retour, prête à reprendre la place qui lui revient de droit ! Et cette déesse suprême est sous notre toit !
Il pointa son gros doit sur ma joue.
- Cette marque en est la preuve !"

Tous me dévisagèrent. J'était très gênée. Je tentai de changer de conversation :
"- Il est très rare que des gens connaissent cette légende, vous savez ?
- J'étais là, lorsque vous êtes partie, altesse.
- Ne m'appelez pas comme ça ! Je n'ai rien d'une déesse. Je n'ai aucun pouvoir, aucune volonté, rien ! Cette légende est fausse ! Je ne suis pas celle que vous croyez ! Je ne suis qu'une humaine et je n'ai que 15 ans ! Je ... Je ..."
J'étais tellement déboussolée que je me suis mise à pleurer.
Lisa me réconforta en me serrant dans ses bras.
"- Je veux rentrer chez moi ... murmurai-je"

****************************************************************************
Chris frappa à la porte de la chambre de la jeune fille. Il était encore chamboulé par ce qu'il venait d'apprendre : une déesse suprême, chez lui... Pas étonnant que son aura était si attirante et mystérieuse . Si il n'y avait que ça ...
Tiens, elle ne répondait pas ... Il frappa encore. Pas réponse. Il y avait pourtant du bruit à l'intérieur... Il fut tenté d'entrer, mais ça ne se faisait pas. Akimiu devait encore être bouleversée. La pauvre, ce ne devait pas être facile, pour elle. Il allait rebrousser chemin lorsqu'un horrible cri se fit entendre . Par Ambre ! La jeune fille se faisait attaquée ! Ni une, ni deux, il ouvrit la porte, près à bondir sur celui qui lui faisait du mal. Ce qu'il vit alors le pétrifia jusqu'aux os. L'adolescente sautait sur le lit, bougeait dans tous les sens et hurlait à réveiller tous les morts . Nom d'un truûk, elle était possédée !!
Aki posa les yeux sur lui. Un frisson lui parcouru l'échine. Elle allait le dévorer !!
Akimiu s'arrêta de bouger puis, lentement ... ôta ses écouteurs et Chris put entendre ça : http://www.youtube.com/watch?v=0mYBSayCsH0
"- Oh, Chris ! Désolée, je chantais trop fort ?
- Tu ... chantais ?
- Hum, oui ?
- J'ai cru qu'on t'égorgeait !!
- Je chante faux, je sais..."
Oups ! Il l'avait vexée .... Vite, changer de sujet .

" - Hum.... Tu...Tu n'es plus triste ?"
Quel crétin ! Pourquoi il lui demandait ça ?
" - Bien sûr que si, mais ça ne sert à rien de se morfondre. Il faut aller de l'avant, dans la vie. Je trouverai bien une solution.
- Je t'aiderai !
- Merci, Chris. Tu danses ?
- Pourquoi pas ?"
Ils dansèrent ensemble, riant, heureux, comme des adolescents normaux de leur âge. Il faut toujours profiter du moment présent . L'avenir peut parfois être tellement sombre....
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Miuse
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MessageSujet: Re: Miuse d'Orligan ( page 2 : Malédictions ) Dim 11 Déc - 19:35:32


Chatitre VI :

" - Qu'est-ce que je fous là .....?"
Ce fut la première pensée qu'eu Miuse en se réveillant . Il se trouvait dans un monde étrange où tout était en 3D . Un miroir se trouvait près de la porte jaune qu'il venait de passer. Il voulut vérifier si il n'avait aucune blessure sur le visage. Il fallit avoir une crise cardiaque (décidément, les personnages ont le coeur fragile dans cette fic !!). Il était réel ! Il était presque humain. Les seuls détails qui pouvaient le différencier des autochtones, c'était ses cheveux bleus et ses yeux verts un peu trops fluos. Et sans oublier ses vêtements dignes d'un très bon cosplay... (mais ça, il l'ignorait).
Il entendit du bruit à l'étage inférieur. Curieux de voir comment étaient les habitants de ce monde étrange, il descendit les escaliers. Il vit quatres personnes attablées dans la cuisine. Deux adultes, une adolescente et un enfant. Il regarda attentivement l'adolescente. Il sentit un lien étrange qui l'unissait à cette fille, comme si il l'avait connu depuis des années. Mais quelque chose clochait. Il s'approcha d'elle. Personne ne faisait attention à lui. Il sourit.
" Voilà un aventage certain à être truûk, pensa-t-il."
En effet, pour les habitants de la maison, il faisait partit du paysage, c'était un meuble, rien de plus. Il observa la jeune fille. Indéciblement, quelque chose clochait. Il ne savait pas quoi, il ne savait même pas où il l'avait vu cette fille, ni même si il l'avait rencontrer un jour.
Soudain, la fille le regarda. Non, elle le scruptait. Son regard lui glaça le sang. Il était bleu-gris, mais un éclair rouge foncé inquiétant y passait parfois.
Miuse ne s'était jamais sentit aussi effrayé devant une créature, même devant un délion (démon-lion). Il recula précipitament et s'enfut aussi vite que possible dans la salle toute proche.
Cette fille était épouvantable.
Qui était-elle ? Quel lien l'unissait ? Où l'avait-il vu ? Pourquoi lui faisait-elle aussi peur ?
Il ne savait pas, mais tout son instinct animal lui criai d'éviter cette humaine autant que possible. Et il vallait mieux s'y fier dans ce monde inconnu ...


Dernière édition par Miuse le Dim 29 Jan - 15:40:54, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Miuse d'Orligan ( page 2 : Malédictions ) Mer 28 Déc - 13:10:17


Un petit bip retentit dans son dos. Miuse se retourna. Un écran lumineux se détachait de l'ombre de la pièce. Prudent, il s'en approcha . Une fenêtre venait d’apparaître, avec une enveloppe clignotante en son centre. Curieux, Miuse renifla l'appareil et, d'un doigt hésitant, pressa le boutant en bas du clavier. Il sursauta lorsqu'une petite musique s'échappa des haut-parleurs et recula précipitamment. Une nouvelle fenêtre s'ouvrit sur un visage endormit. Le jeune Truûk le détailla tout en se demandant comment cette personne pouvait vivre dans un espace aussi plat et étroit . C'était la même fille que celle qu'il avait vu dans la cuisine, mais en 2D et la joue gauche barrée d'un éclair rouge. Ses paupières remuèrent, puis elle ouvrit les yeux. Elle poussa un petit cri, imitée par Miuse.

"-Mi...Miuse ? C'est toi ?
- Qui...Qui es-tu ? Et comment connais-tu mon nom ?
- Euh...C'est une longue histoire... Mais que fais-tu sur Terre ?
- Ben ça, j'aimerai bien le savoir ! Mais toi, où es-tu ? lui demanda-t-il, remarquant qu'elle n'avait pas répondu à ses questions.
- A Orligan. Ah, et je suis Akimiu.
- La Déesse ?! s'écria le garçon qui, venant d'une lignée plus ancienne que celle des humains, avait entendu parler d'elle.
- Je ne me considère pas comme tel, mais oui.
- Mais alors, qui est l'autre ? demanda Miuse, plus pour lui-même que pour elle.
- C'est Doppel, mon "mauvais moi". D'habitude, elle est endormie au fin fond d'un temple à Orligan, mais elle a réussi à en sortir et m'a propulsée à sa place. Et maintenant qu'elle peut manier le crayon, elle peut détruire Orligan."
Miuse déglutit. Il avait combattu pas mal d'ennemis puissants, mais une déesse, ça ...
"-Heureusement, sur Terre, elle n'a aucun pouvoir, poursuivit Aki. Et en ce moment, elle est en panne d'inspiration, alors elle ne risque pas de s'attaquer à Orligan tout de suite."
Miuse eu un imperceptible soupir de soulagement .Qu'il ravala aussi sec.
"- Cependant, dessiner est instinctif. Elle peut donc créer des soldats à n'importe quel moment. Surtout en cours, où le cahier et le crayon sont d'obligation casi-permanente ."
Elle sembla réfléchir un moment. Miuse la dévisagea.Où l'avait-il vu ?
"- ... Miuse ?
- Euh...Oui ?
- J'ai une mission pour toi.
- Oui ...."
Elle avait l'air d'une Truûk Alpha lors d'une guerre . A la fois belle et effrayante.
"-Je veux que tu compte tous les personnages qu'elle dessine.Et si tu en as la possibilité, détruit-les.
- D'accord.
- Merci, Miuse. Bonne chance. Et change de forme. Si Dopple est aussi sensible que moi à ton pouvoir, elle peut percer ta barrière et donc te voir."

La communication se coupa. Il soupira. Elle ne lui avait donner aucune indication sur le monde dans lequel il avait atterrit. Il ouvrit la fenêtre et sauta. Pendant sa chute du premier étage, il se transforma en chaton bleu-gis aux yeux verts perçants.
Il grimpa sur le toit et observa la "démone" par la fenêtre de sa chambre.
Sa mission commençait.




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MessageSujet: Re: Miuse d'Orligan ( page 2 : Malédictions ) Jeu 26 Jan - 15:34:25

Chapitre VII :


Mauvaise nuit. Cauchemars insistants. Réveils en sursauts. Micro-sommeil . Agitation. Cours de Chimie en première heure. Toutes ses contrariétées m'ont mise dans une humeur de chien. Et lorsque je suis de mauvaise humeur, ça se voit .
Lorsque je descend du car, mes amies me regardent avec des yeux ronds et l'une d'entre elle me lance :
" Eh ben ! Faut pas t'énerver aujourd'hui !"
Je me demande ce qui lui fait dire ça. Peut-être ma façon de marcher, comme une chèvre prête à charger et qui fait autant de bruit qu'un éléphant, ou encore mon "Salut !" plutôt agressif ...
Je repense à mes cauchemars. Ils tournaient tous autour dê la même idée : j'étais séparée en deux, soit j'étais déchirée, soit coupée à la hache, mais le résultat était toujours le même. Une partie de moi était engloutie, et l'autre détruisait tout ce qu'elle touchait.
Je me souviens d'un miroir ... D'une lumière bleue... Et de l'horrible sensation d'avoir perdu quelque chose ...de précieux.
Et même éveillée, elle ne me quitte pas .
Tout en marchant, je croise mon reflet dans une vitre . Je n'y fais d'abord pas attention et continu ma route. Puis un détail me reviens et je fais rapidement marche arrière. C'est bien mon reflet, le visage rond familier mais mes yeux ne sont pas tout à fait bleus. Par moments, ils semblaient marrons, voir un peu rouge .
Soudain, tout me reveint en mémoire.
Les années dans un recoin de l'esprit ... La solitude...Le froid ... La peur... La haine...La soif de vengeance.... Puis le portail... La lumière, l'espoir....
Tout cela me revient avec une telle force que le souffle me manque, je suis sur le point de pleurer. Je baisse la tête, mes cheveux me recouvrent une partie du visage. Puis, je découvre les dents . Je redresse la tête fièrement. Dans la vitre, le reflet me rend mon sourire.
Une sonnerie. Le cours d'anglais allait commençer. Je prend la direction du bâtiment E .
En passant sous le préhaut j'entend une exclamation :
"- Oh ! Qu'il est mignon !"
Je tourne la tête . Le sujet, un jeune chartreux aux yeux verts, me regarde, sans se préoccuper des étudiants qui essayent de le caresser et de l'appeller.
"-Tiens, me dis-je, les chats de cette race n'ont pas plutôt les yeux cuivrés ?"
Je ne m'attarde pas sur la question. Après tout, il existe bien quelques exeptions.
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MessageSujet: Re: Miuse d'Orligan ( page 2 : Malédictions ) Dim 29 Jan - 18:10:25

Chapitre VIII :

Une douce sensation de chaleur. J'ouvrai les yeux, arrachée à un rêve étrange . Le soleil m'aveugla. Je refermai les yeux et me retournai, peu décidée à me lever. La douceur des draps et ce souffle régulier sur mon visage étaient si agréables ....
Une seconde, pause ! ... Un souffle régulier....
J'ouvrai les yeux lentement. Face à moi, un visage d'ange était endormi. Des mèches de ses cheveux noirs s'étalaient sur l'oreiller à côté du mien . Je ne réagit pas tout de suite (longue à la détente le matin ==").
J'hurlai d'un coup en faisant un bond en arrière, ce qui le réveilla en sursaut. Il regarda autour de lui d'un air ahuri tendis que je tentais de remettre de l'ordre dans mes esprits.
Qui est-ce ? Qu'est-ce qu'il fait dans mon lit ? Où est-ce que je suis ? Ce n'est pas ma chambre ! Qu'est-ce qu'il se passe ??!!!!!
Puis tout me revient : Doppleganger, le père Noel, Chris... D'ailleurs, qu'est-ce qu'il fiche ici, celui-là ? Puis je me rendi compte qu'on avait passé la nuit dans la même chambre . Bon, je me rassurai, on avait seulement dormi ... Mais quand même !
"- Chris ....dis-je en tentant de cacher ma colère.
- Oui ?
- Tu peux m'expliquer ce qui vient de se passer ?"

****************************************************************************
"- Tu peux m'expliquer ce qui vient de se passer ?"
Chris cligna des yeux , encore à peine réveillé.
" - Ben, tu viens de hurler et ...."
Il se tue en voyant les joues de la jeune fille virer au rouge et ses poingts se serrer .
"- Je me suis mal exprimée, fit-elle. Je veux dire : qu'est-ce que tu fou...fait dans ma chambre ?
- Euh, tu m'as invité à entrer et à danser hier soir.
- Et puis-je savoir par quelles circonstances tu t'es retrouvé dans mon lit ?"
Elle avait rugit la dernière question . Chris déglutit ; ça allait être sa fête ....
" Euh, eh bien... Vous vous êtes endormie, et ... et ben, j'était fatigué et je ..."
Il laissa sa phrase en suspens. Les poingts d'Aki se serrèrent au point de blanchir. Elle foudroya le jeune garçon du regard .
" - Et qu'est-ce qui t'empêchait, articula-t-elle lentement, d'aller dormir.... DANS TA CHAMBRE ? !!!"
Soudain, les yeux d'Akimiu s'illumièrent d'éclairs argentés. Ses cheveux volèrent et un hallo noir et vert jade l'entoura. Elle dirigea la paume de sa main vers lui. Une force invisible le repoussa violament dans le couloir et lui claqua la porte au nez.
Il resta là, muet comme une carpe, derrière la porte close. Si il doutait encore de son essence divine, il en avait la preuve .

****************************************************************************

Aussitôt le phénomène s'arrêta net. Abassourdie, je levai la main vers mes yeux. Le hallo n'avait pas tout à fait disparut, il finissait de s'évaporer. Ou de se dissoudre. Il était toujours là, mais sous une autre forme, mêlé à autre chose.
Je réflèchi un instant. Il n'était pas rare que les habitants de ce monde possèdaient des pouvoirs spéciaux, donc moi non plus, d'un certains sens. Le tout était d'en connaitre la cause . Souvent, s'était la connaissance, l'esprit du magicien et son énergie qui est à l'origine de ses pouvoirs, ou bien les objets magiques qui sont en sa posséssion.
Il semblait que mes pouvoirs dépendaient de mon énergie, donc de celle de ce monde.
Une idée germa dans mon esprit. Et si...et si j'était capable de modifier ce monde ?
Je tendis la main vers le lit, dans le but de le transformer en baignoire. Je ne réussi qu'à le faire se fracasser contre le mur.
Bon. Technique n°1 : faire une "vague répulsive", ok.
Mes pouvoirs ont peut-être une limite ?
Je m'observe dans le miroir . Une jolie tenue noire . Je ferme les yeux. Aussitôt, un vent chaud m'entoure. J'ouvre un oeil. Yes !!
Je suis toujours vêtue de noir, mais je porte à présent une armure légère noire et argent et une cape violette.
Je décide d'aller montrer ça à Lisa, Noel et Chris.

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MessageSujet: Re: Miuse d'Orligan ( page 2 : Malédictions ) Mer 8 Fév - 21:13:19

Je descendis les escaliers à la hâte, écrasai la queue de l'imbécile de chat qui dormait en plein milieux, faillis me rétamer, me rattrapai à la rambarde pour finalement marcher pied nu sur un tout petit lego ( référence : http://www.youtube.com/watch?v=UQObMEXyhrU&ob=av3e ) que Noel avait laissé traîner, et arrivai en bas toute essoufflée et échevelée, et tout ça en moins de 5 secondes montre en main !
" - Eh ! Bonjour ! Regardez ce que ...."
Je fus interrompue par ... un silence.Un lourd silence froid et pesant. Je jurai avoir entendu un ange passer et éternuer .
Ils étaient tous là, tous les trois, assis autour de la table, la tête baissée . Les épaules de Lisa étaient secouées de petits sanglots et Noel se grattait la barbe plus nerveusement que d'habitude.
"-Qu'est-ce qu'il se passe ? demandai-je, tout enthousiasme envolé.
- Je suis désolé..., me dit Chris."
Il me tendis l'objet de leur inquiétude : une feuille de papier, ou plutôt un parchemin . Je le lu attentivement :

" A l'attention de M.Noel Santa-clause,
Nous, soussigné Sella Stark, Reine du royaume d'Ismar, avons ouï dire que vous hébergiez illégalement chez vous une étrangère. Cette femme ne possède pas notre autorisation de passage sur le sol d'Ismar, elle est donc en infraction des lois de notre pays et est par conséquent considérée comme hors-la-loi. De plus, nous n'avons connaissance ni de son pays d'origine,ni de son passé judiciaire, ni de ses intentions. Nous devons agir avec la plus grande prudence, ainsi nous vous recommandons de nous confier la criminelle présumée dans les plus brefs délais.
Longue vie au Royaume d'Ismar
Reine Sella Stark"

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MessageSujet: Re: Miuse d'Orligan ( page 2 : Malédictions ) Lun 13 Fév - 12:49:08

Je suis la passante qui passe.
Et qui repasse.
Et qu'en a marre de passer.
Non, mais quand est-ce qu'ils vont se rendre compte que je suis bizarre ?! Je tire un peu plus mon capuchon pour dissimuler mon éclair . Il était peu probable qu'on connaisse la légende de la Déesse, mais dans le doute, c'était préférable qu'on ne connaisse pas mon appartenance au monde réel. Je décide d'entrer dans l'auberge devant laquelle je passe depuis tout à l'heure. Bon sang, mais ils ne remarque rien, ces crétins ! Je suis tout de même assez louche. C'en est presque vexant, nom d'un Truûk !
Je m'assoit à la table voisine du petit groupe que j'ai remarqué. Ils sont trois, et je les connais bien. Il y a un garçon aux cheveux blancs et aux yeux bleus vitreux(dont le gauche barré d'une cicatrice), tout habillé de noir et portant un étrange insigne en métal violet sur la poitrine. Le second membre du groupe est une jeune fille aux cheveux roses et aux yeux violets, habillée de manière exentrique. Le dernier compagnon semble être une fille aux longs cheveux roux claire et potant des vêtements bleux et blancs aux longues manches.
Ils semblent enfin avoir remarqué ma présence. Je les laisse m'observer un moment, puis je me lève et quitte la taverne. Au bout d'un moment, je vois leurs trois ombres qui me suivent. Malgré moi, je ne peux retenir un petit sourire. Le décors est en place, les protagonistes savent leur rôle, l'intrigue est tissée, le rideau va bientôt pouvoir se lever.

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MessageSujet: Re: Miuse d'Orligan ( page 2 : Malédictions ) Mer 2 Mai - 17:12:44

MALEDICTIONS

Bonjours à tous ! Comme dit dans ma partie "Commentaires", je commence ici une nouvelle fiction, intitulée "Malédictions". Je sais, je devrai attendre que la fiction précédente soit finie, mais je bloque un peu et elle serait plus longue à finir. J'ai donc opté pour une histoire plus courte, qui vous plaira je l'espère. L'histoire ce passe dans ce qui aurait pus être notre XVIIIème-XIXème siècle, à Londres, dans un univers parallèle (oui, encore...). Une jeune femme, Gabrielle, se réveille un matin en découvrant qu'elle a été transformée en... homme ! Méconnaissable, rejettée, elle découvre qu'elle est victime d'une malédiction.Et qu'elle n'est pas la seule. Elle rejoind alors la LDMDL ( Ligue Des Maudits De Londres) et cherche la raison de cette malédiction.



Chapitre I

Un grand salon, des bougies, un orchestre jouant une magnifique valse, des petits fours et des jeunes gentlemens à croquer... Toutes les conditions étaient réunies pour que Gabrielle passe une bonne soirée.
Plus tard cependant, elle dira de cette soirée qu'elle fut la pire de sa vie. Et personne ne la contradira.
Mais pour l'heure, la jeune femme profitait de la réception à laquelle elle avait été conviée. Son cavalier avait de la conversation et la faisait tourner grâcieusement. La valse et la musique l'ennivraient au moins autant que le vin de 1730. Son cavalier lui chuchota une plaisanterie à l'oreille et elle rit, de son petit rire discret et cristalin, qui était si charmant.
La valse se termina. Gabrielle prit conger de son charmant cavalier. D'autres jeunes hommes lui proposèrent une danse, mais elle les déclina poliment. Elle avait chaud et besoin de calme. Elle traversa le couloir, s'éloigna de la salle de réception. Elle sortit sur unbalcon isolé. La nuit était fraîche et claire. Le vent jouait dans les boucles brunes et rebelles de son chignon. Son regard vert tendre voyageait rêveusement parmis les étoiles.
Tout à coup, elle entendit la porte se fermer derrière elle et des pas sur la pierre. Elle ne se retourna pas, attendant que le propriétaire des pas vienne à ses côtés. Il (car c'était un homme) s'accouda à la balustrade, juste à côté d'elle. Elle lui adressa à peine un regard. Cet homme devait avoir plus de quarantes ans.
"- Charmante soirée, n'est-ce pas, Gabrielle ?
- Certes, sir Edmond.
- Aussi charmante que vous.
- Ne commencez pas avec vos flatteries, votre maitresse ne l'aprouverait pas.
- Au diable ma maitresse, c'est à vous que je porte mon attention.
- Attention dont je me serai bien passée.
- Etes-vous donc si cruelle, pour ne pas voir que mon coeur soupire d'amour pour vous ?
- Votre coeur soupire d'amour, et moi de lassitude. Je vous ai déjà dit maintes fois que mes sentiments à votre égar n'étaient pas semblables aux votres.
- Au moins éprouvez-vous des sentiments pour moi, même si vous ne les nommez pas de la même façon. Mais je vous pris, madame, de bien vouloir accepter ce modeste présent, au nom de ces sentiments."
Sir Edmond ouvrit alors devant Gabrielle un précieux écrin de velour. Un impressionnant rubis, brillant de milles feux, posé sur une chaîne d'or finement ouvragée.
Sans un mot, la jeune femme prit le pendentif entre ses doits et... le jeta par dessus le balcon.
"- Je connais votre réputation, sir Edmond. Sachez que je n'ai pas envie de faire partie de votre tableau de chasse. Sachez encore, monsieur, que je ne suis pas comme vos nombreuses maitresses, qui ne pensent qu'à s'enrichir sur votre dos. Je ne suis pas à vendre, monsieur."
Sur ce, elle fit demi-tour et entreprit de partir.
Sir Edmond bouillait. Comment cette pucelle de vingts ans avait-elle pu repousser ses avances ? Un mauvais sourire se dessina sur ses lèvres grasses. Une pucelle, hein ? Et bien pas pour longtemps. Après cette nuit, cette petite garce serait obligée de se mariée avec lui, pour laver l'honneur de sa famille. De plus, grâce à la dote, il s'enrichira gracement.
Il attrappa le poignet de la jeune femme et ferma la porte à clé. Ainsi elle ne pouvait plus s'enfuir. Il attrappa ses deux mains et la plaqua conte la balustrade du balcon.
" - Sir Edmond, mais qu'est-ce qui vous pr... humpf!"
Pour l'empêcher de parler, l'homme l'embrassa ( Gabrielle dira par la suite qu'elle avait l'impression d'embrasser un crapaud ivre) et s'appuya sur elle de tout son poids (ce qui, vu sa corpulence, aurait pu tuer la jeune femme, qu'elle soit étouffée ou applatie) .
Ne voulant pas se laisser faire, Gabrielle écrasa le pied de son agresseur et lui donna un coup de pied dans les parties (des talons de douze. J'ai presque mal pour lui, pauvre homme...).
Les cris de douleurs de sir Edmond firent accourir les invités. On débloqua la porte. Gabrielle raconta les faits. Les femmes la consolèrent et compatirent . Les hommes voulurent tous corriger le coupable, et les domestiques eurent beaucoup de mal à les retenir, même si eux aussi avaient très envie de lui faire passer l'envie de recommencer.
Le Baron de Locsley, chez qui avait lieu la réception, se fraya un chemin jusqu'au fautif. Très grand et majestieux, il imposait le respect, non pas à sa carure, mais à sa grandeur d'âme. Ses quelques cheveux blancs, parmis sa chevelure flamboyante, lui donnaient l'air d'un vieux lion.
"- Comment osez-vous, sir Edmond, vous en prendre ainsi à une enfant sans défenses ? rugit-il.
- Pas si sans défences que ça, miaula le coupable d'une toute petite voix."
Le Baron ôta son gant et giffla l'homme violament. L'homme cligna des yeux, hébêté.
"- Hors de ma vue", ordonna le Baron.
Tandis qu'on emmenait sir Edmond, celui-ci vauciférait des insultes à l'attention du Baron.
La dernière chose qu'il cria, avant qu'on lui mette un baillon pour protèger les oreilles des dames, fut :
" Et toi, petite garce de La Baie, je te maudis ! Jusqu'au jour de ta mort tu regrettera ton affront !!! Sale ..."
On lui mit le baillon avant la fin de sa phrase.
Le Baron s'approcha doucement de Gabrielle et lui murmura :
"-Chère enfant, désolé pour cet affront.
- Ne vous excusez pas, sir Edward. Vous n'y êtes pour rien...
- Si, je devrai toujours me fier à mon instinct. Je connaissait la réputation de cette brute et j'aurai dû m'en méfier. Puis-je, pour me faire pardonner, vous proposer d'être votre hôte et de vous reposer dans une de nos chambre pour la nuit ?
- Je vous remercie."
Par sécurité, ce fut la femme du Baron qui l'accompagna jusqu'à sa chambre. Cette petite dame rondouillette était aussi gentille et prévenante que son époux, si ce n'était plus.
Gabrielle s'endormit rapidement . Elle était épuisée et espèrait que les rêves chasseraient de son esprit cette épreuve qu'elle considérait comme la pire qu'elle eut vécu. Du moins, jusqu'au lendemain ...

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MessageSujet: Re: Miuse d'Orligan ( page 2 : Malédictions ) Jeu 3 Mai - 21:30:01

Chapitre II

Gabrielle fu réveillée par le frottement de la robe de la bonne sur le plancher. Elle se leva et s'étira. La bonne était de dos, en train de préparer l'eau pour la toillette.
"- Bonjour mademoi...HAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA!!!"
Elle s'était retournée, avait hurlé à la vue de Gabrielle et s'était évanouie. Gabrielle se précipita pour aider la pauvre femme à se remettre de ses émotions. Mais ce faisant, elle apperçu son reflet dans le grand miroir de la coiffeuse. Elle resta bouche bée. C'était son visage, certes, les mêmes yeux verts, les mêmes cheveux bruns, mais...au masculin !!!
Elle hurla et s'enfut dans le couloir (par la suite, les domestiques racontèrent que le fantôme d'un fou en chemise de nuit de femme hantait le manoir et hurlait comme un diable dans les couloirs...). Elle percuta soudain quelqu'un.
"- Eh bien ! Que se passe-t-il ?
- Oh ! Sir Edward ! Aidez-moi, aidez-moi, je vous en pris !!!
- Mais, qui êtes vous, jeune homme ?
- Mais c'est moi, c'est moi !
- Qui donc ?
- C'est moi, Gabrielle !
- Désolé, mais je ne vous crois pas ..."

A ce moment là, la bonne qui avait repris connaissance cria :
" - Mademoiselle de La Baie a disparut !!!
- Vous me croyez, maintenant, n'est-ce pas ?"
Le Baron observa la chemise de nuit que portait le jeune homme. Manifestement, c'était celle de Gabrielle. Il prit la jeune femme epleurée par les épaules et la regarda dans les yeux :
"- Oui, je crois..."
Il prit une inspiration et continua :
- Je crois que vous êtes un jeune homme malsain d'esprit qui a assassiné Gabrielle de La Baie."

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MessageSujet: Re: Miuse d'Orligan ( page 2 : Malédictions ) Ven 4 Mai - 21:35:01

Chapitre III

La pluie. La boue. Le froid. Tous ces éléments répugnaient Gabrielle. Mais ils ne l'avaient jamais parus aussi forts que maintenant. Elle avait l'impression qu'ils faisaient partie d'elle. Ou de lui. Elle ne savait plus... Etait-elle Gabrielle ou Gabriel ? Une femme ou un homme ? Une innocente victime d'un malheureux malentendu ...ou un meurtrier fou à lier ?
Elle trébucha. Son souffle était court, ses muscles tremblaient. Elle s'était enfuit du manoir de sir Edward et avait volé un cheval. Elle avait parcourus plusieurs lieues à travers la forêt. Puis l'orage avait éclaté. Sa monture avait pris peur, l'avait désarsonnée et traînée pendant plusieurs mètres . Elle avait réussi à se dégager, mais ce crétin de canasson s'était enfuit en galopant. Elle avait ensuite marché pendant ce qui lui avait paru des heures.
Elle n'en pouvait plus. Non, en réalité, elle ne voulait plus. Elle ne voulait plus rien faire, plus rien tenter. Cette situation la dépassait. Elle s'assit, sa chemise de nuit trempée, couverte de boue, au pied d'un arbre. Elle ne voulait plus lutter. Elle voulait juste rester là, oublier ce cauchemar, dormir....

Des voix. Deux. Imprécises. D'où viennent-elles ? Pourquoi m'empêche-t-elles de dormir ?
Gabrielle sentit un tissus lourd et sec sur ses épaules . Elle ouvrit les yeux. Deux silouhettes se dressaient devant elle. Celle d'un homme avec un chapeau haut de forme et l'autre, enfantine. Elle n'arrivait pas à distinguer leurs visages.L'homme lui tendit la main. Gabrielle la regarda, les yeux dans le vague. Avait-elle envie de la saisir, cette main ? Pouvait-elle faire confiance à ces inconnus ? Etait-ce prudent de se fier à eux ? Mais était-ce aussi prudent de rester là, alors qu'elle était recherchée ?
Les larmes lui vinrent aux yeux. Elle était si fatiguée. Et cette main, si encourageante...
"- Aidez-moi..." murmura-t-elle.
Et elle saisit la main de l'homme.

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MessageSujet: Re: Miuse d'Orligan ( page 2 : Malédictions ) Dim 6 Mai - 12:44:43

Le reste du trajet s'effectua dans un brouillard. Gabrielle se souvint juste d'une voiture. Aucun de ses sauveurs ne parlait . Maintenant, elle pouvait voir leurs visages. L'homme au chapeau haut-de-forme n'était en fait pas beaucoup plus âgé qu'elle. Il paraissait même plus jeune. Il avait des cheveux de jais et des yeux de renard, marrons avec une fleur orange autour de la pupille. On pouvait aussi voir des paillettes d'or au bord de l'iris. L'autre était un enfant blond avec l'oeil droit bleu et l'oeil gauche noir. Il portait un étrange uniforme d'écoliers, vert foncé.
Après qu'elle eut raconté son histoire, personne n'échangea un mot. Gabrielle tenta de lancer une conversation, sans grand succès. Elle abandonna aussitôt. Peut-être ne la croyaient-ils pas. Peut-être l'emmenaient-elle dans un asile ? Oh et puis, quelle importance ? Son existence était fichue, à présent...
La cariole s'arrêta . Les trois passagers descendirent. Devant eux se dressait un petit manoir entouré de sapins. La foudre illumina ses murs de pierre noire . Il comportait deux étages et un grenier . Les fenêtres étaient joliment décorées de petits rideaux en dentelle.
Un majordome vint leur ouvrir la porte .
"- Je suis heureux de vous voir de retour, messieurs. "
Le garçon au chapeau n'eut pas le temps de répondre, car une petite fille surgit de nulle part. Elle était étrangement habillée, comme si elle venait d'un cirque. Elle se planta devant le garçon et fit une multitude de signes complexes avaec ses mains. Ah, d'accord, c'était une muette.
C'est alors que le garçon lui répondit de la même manière. Gabrielle soupira interieurement. Elle espèrait que tous les habitants de cette maison n'étaient pas sourds ou muets, car la communication risquerait d'être difficile. La petite fille semblait rassurée par ce que lui avait dit le garçon.
Il lança son chapeau et son manteau déchiré sur un porte-manteau. Il garda néanmoins son écharpe blanche. L'autre s'affala dans un fauteuil près de la cheminée et se mit à lire un roman. Gabrielle ne savait pas trop quoi faire. Personne ne l'avait invité à le suivre. L'un lisait et l'autre aidait le majordome à préparer du thé. La salle était plutôt grande, avec tout un mur rempli de livres près de la cheminée, celui de gauche. Le reste des murs étaient blancs. Une grande table en son centre, des sièges et deux fauteuils autour de la cheminée, voilà tout le mobilier.
Elle sentit un regard sur elle. C'était la fillette. Celle-ci lui sourit et lui prit la main . Elle la fit asseoir à la table et lui proposa un thé. Gabrielle la remercia et la petite fille lui sourit.
Soudain, une voix féminine se fit entendre :
"- Alors, les deux crétins sont rentrés ?"
La nouvelle venue était une jeune fille brune aux yeux d'or. Elle portait une simple robe couleur cépia.
"-Tiens, nous avons un nouveau venu ?" dit-elle en apperçevant Gabrielle .
"- Une nouvelle venue , dit le garçon au chapeau.
- Oh, c'est une maudite ?
- Exact ."
Le garçon fit son apparition dans la pièce. Soudain, il trébucha et tomba en arrière. Il allait s'assomer contre le mur ! Mais au lieu de cela, il se passa quelque chose de vraiment étrange.
Il passa au travers !!

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MessageSujet: Re: Miuse d'Orligan ( page 2 : Malédictions ) Sam 12 Mai - 16:13:00

Chapitre IV

Gabrielle sentit sa machoire se décrocher. Elle eut toutes les peines du monde à refermer la bouche . Ce garçon avait traversé un mur ! C'était un rêve, cela ne pouvait pas être autrement !
La fille posa son regard doré sur elle. Immédiatement, elle lui mit des vêtements sec entre les mains et lui dit :
"- Tiens, prend ces vêtements . Tu peux aller te changer dans la pièce voisine.
- Maismaismais ...., bredouilla Gabrielle.
- Tu ne vas pas rester avec ces vêtements trempés, si ? "
Elle souriait, mais son ton ne permettait aucune réplique. Quelque chose la gênait dans ce sourire. Il était éclatant, mais semblait faux, irréel.

La pièce voisine était un petit boudoir aux murs de couleur chaude. Gabrielle mit le pantalon qu'on lui avait prêté. Elle fut assez mal à l'aise . Pourtant, elle devait s'habituer à ce corps d'homme. Il sera peut-être son corps jusqu'à la fin de sa vie . A moins que peut-être... Peut-être qu'ils pouvaient l'aider ? Après tout, ils n'avaient pas été surpris, lorsqu'elle leur avait conté son histoire. Et puis ce garçon qui avait traversé le mur...

Alors qu'elle allait mettre sa chemise, elle entendit des éclats de voix. On se disputait, à côté. Elle tendit l'oreille, curieuse. Mais la pluie battait trop fort contre la fenêtre pour qu'elle puisse entendre quoi que ce soit. Soudain, la porte s'ouvrit . Le premier réflex de Gabrielle fut de couvrir sa poitrine, car elle n'avait pas encore mit sa chemise. Mais elle la trouva vraiment très plate. La jeune femme devenue homme soupira. Elle ne s'y ferait jamais...
Le majordome, qui avait ouvert la porte, l'invita à entrer . Les autres membres de la maisonée étaient assis autour de la table, à part l'enfant blond qui continuait de lire. Elle s'assit sur une des deux chaises libres. L'une de ses personnes était peut-être absente .

"- Désolée pour tout ça, lui dit la fille, tu as du traverser des épreuves difficiles, depuis ce matin..."
Gabrielle aquiessa. Ca, pour être difficile !
"- Ne t'inquiète pas, maintenant, tu es entre de bonnes mains. Bienvenue à la LDDN...la MDL... RTL..., baffoua le garçon au chapeau (qu'il avait enlevé).
- La LDMDL , soupira la fille. Bref, la Ligue Des Maudits De Londres .
- La ligue des maudits ?
- Oui, nous avons tous été maudits à un moment de notre vie. Nous cherchons à remédier à ce problème et à aider les autres maudits à ne pas sombrer et à retrouver une place dans la société.
- Euh, pardonnez-moi, mais depuis quand existe cette organisation ?
- Elle porte le nom de LDMDL depuis vingts ans, mais grosso-modo, les chasseurs de malédiction existent depuis le Moyen Age . La plupart ont été maudits, comme nous.
- Alors, il n'y a pas d'antidote ? fit Gabrielle.
- Chaque malédiction est unique et dépend des paroles de celui qui l'a lancée. Bien souvent, pour annuler une malédiction, il faut que le lanceur meurt. C'est pourquoi on ne peut pas parler d'"antidote" . On essait de trouver une autre alternative, cepandant. Malheureusement, nous n'en avons pas encore trouvé. Le plus simple pour toi serait de tuer le magicien qui t'as fait ça. Mais cela ferait de toi une criminelle.
- Mais...Et vous qu'est-ce qui vous est arrivé ? Et qui êtes-vous ?
- Oh ! Pardon, nous ne nous sommes pas présentés... Je m'appelle Sara Cépia .
- Sara ?! Vous êtes Sara Cépia, l'héritière de la famille Adamas, la famille la plus riche de Londres ?
- Oui, c'est cela; sourit Sara. Mais j'ai été déshéritée après ma malédiction il ya six ans.
- Il y a six ans ? Mais vous n'aviez que neuf ans alors ?
- Oui, j'ai été la plus jeune recrue de la LDMDL. "

Gabrielle réfléchit. Elle n'avait jamais entendu parlé d'un déshéritage. Officiellement, Sara Cépia avait disparut il y a six ans. Cette fille pouvait-elle mentir ?
"- Quelle est votre malédiction, si ce n'est pas trop indiscret ?
- Je suis amnésique. Enfin, en partie. J'ai oublié un seul élément de mon passé et, malgré tous mes efforts, je ne parvient pas à m'en souvenir. Dès que je suis proche de le découvrir, je m'évanouhit et je perd momentanément toute ma mémoire.
- C'est assez impressionant, lorsque ça arrive, dit le garçon brun. Mais très amusant, aussi. Je me souviens de cette fois où je t'ai fais croire qu'on étaient fiancés . Et cette autre fois où...
- Cela suffit, Fox Crow !"
Sara se mit à rougir. Gabrielle sourit intérieurement. Tiens, tiens ! Y avait-il quelque chose entre ces deux-là ? Un autre élément attira son attention. Elle se tourna vers le garçon à sa droite :
" Fox Crow ?"
Sa question était pleine de sous-entendus : Fox Crow ? Le corbeau et le renard ? La Fontaine ? Fox soupira :
" Oui, je m'appelle Fox Crow . Ce n'est qu'un surnom, ou plutôt un nom de code. Lorsqu'on est un cambrioleur, il faut avoir une bonne carte de visite ?
- Un cambrioleur ?!!!"
Gabrielle n'était plus sûre d'être entre de bonnes mains.
"- A la retraite, malheureusement. J'ai du embêter un peu trop de monde, et quelqu'un m'a lancée une malédiction. Tu as pu en voir les effets tout-à-l'heure. Au début, je trouvait ça génial, jusqu'à ce que je me rende compte que je ne puisse plus prendre des objets dans mes mains. La petite fille qui est à côté de toi s'appelle Sing . Drôle de nom, pour une muette, non ? "
La fillette fit un geste à l'attention de Fox. Celui-ci répliqua.
"- Dites donc, jeune fille, surveillez votre language."
Pas besoin de demander quelle était sa malédiction. Pauvre petite, qu'avait-elle fait pour mériter ça ? Fox reprit :
"- Et le nabot que tu vois là-bas ...
- J'ai entendu, Fox !!
- Il s'appelle Mathéo. Mathéo LE GRAND !!"
Là dessus, il éclata de rire. Gabrielle ne trouvait pas ce qu'il y avait d'amusant . Le temps qu'il se remète et que Mathéo rougisse de colère, Sara lui expliqua. Mathéo avait en fait vingt-cinq ans !! Trop sûr de lui, de sa grande taille et de sa jeunesse, quelqu'un l'avait fait rajeunir jusqu'à l'age dix ans. Etrange histoire...
Une boîte à musique s'ouvrit brusquement. Aussitôt, tous se levèrent et partirent vers la porte d'entrée . Avant de sortir, Sara lança à la jeune femme :

"Désolée, on doit y aller. Si tu as besoin de quelque chose, demande à Lion, le majordome. Ah, et si tu croise Arkal, dis-lui de nous rejoindre.
- Euh, mais c'est qui Arkal ?
- Tu le reconnaitras. On rentrera ce soir, tard. Bonne journée. "
Lion arriva alors et pris un pardessus sur le porte-manteau.
"- Désolé de vous quitter, mademoiselle. Je dois aller faire une course. Je serais de retour d'ici une heure. Faites comme chez vous."
D'un seul coup, Gabrielle se retrouva toute seule.

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MessageSujet: Re: Miuse d'Orligan ( page 2 : Malédictions ) Mer 23 Mai - 19:04:34

Chapitre V : The cat and the rocking chair

La maison était vide. Désespérément vide. Gabrielle se sentit à nouveau seule et vulnérable. L'orage se calmait dehors, mais il pleuvait toujours. Malgré le toit qu'elle avait trouvé, la jeune femme-homme sentait toujours cette pluie glacée, et elle avait l'impression qu'elle lui traversait le corps, la glaçant jusqu'à l'os. Pour fuire cette sensation très désagréable, elle décida de faire le tour du manoir.
Le rez-de-chaussée comportait, en plus de la salle commune, de la cuisine et du boudoir, une arrière cuisine, une buanderie et une immense salle de séjour, qui faisait aussi salle à manger. Ayant fait le tour, elle monta à l'étage. Il y avait trois chambres, dont une fermée à clé. D'après ce qu'elle avait vu de la décoration des deux chambres ouvertes, cet étage était réservé aux garçons.
Elle monta aux deuxième étage. Il n'y avait que deux chambres. . Un panneau indiquait à la porte de l'une d'elle :
"celui ou celle qui entre dans cette pièce de n'importe quelle façon que ce soit, que ce soit volontaire ou non, est un homme, une femme, un enfant, animal, végétal, être vivant mort et enterré, vue ?!
Sara I love you "

Elle ne se risqua pas à ouvrir cette porte, d'autant qu'elle avait vu des marques laissées par des lammes sur le mur d'en face. Elle n'avait pas encore vu Sara en colère, mais ça devait être très effrayant.
Elle ouvrit une autre porte . Elle menait à un escalier qui, lui, menait au grenier. Il était vide et poussiéreux, comme tous les greniers. A l'exeption d'une porte (oui, encore une autre) . Elle l'ouvrit. Gabrielle découvrit une petite pièce, blanche et très lumineuse, bien que très vide. Il n'y avait qu'une rocking chair , baignant dans la chaleur du soleil qui avait réapparut.
Lasse, la jeune femme déscida de s'asseoir et de profiter du soleil, si rare dans cette région. Mais, au moment où elle allait s'asseoir, elle entendit un drôle de bruit. Elle se leva en sursaut.
Ce qu'elle avait prit pour un coussin noir ouvrit une gueule pleine de crocs et sortit une petite langue rose. Un petit miaulement sortit du fond de sa gorge.
Gabrielle sourit. Ce n'était qu'un petit chat. Elle s'accroupit à sa hauteur et approcha la main :
"-Minou, minou..."
Le chat approcha sa tête des doigts du jeune homme. Mais lorsqu'il voulut le carresser, une voix au fort accent français s'éleva :
"- Jeune homme, quel manque de politesse ! Vous pouriez me demander mon avis avant de me caresser. Et si vous croyez que je vai vous laisser poser vos sales mains sur moi, vous rêvez mon jeune ami !"
Gabrielle fit un bond en arrière. Le chat ! Il avait parlé !!
Elle croyait que rien ne pourrai plus l'étonner, maintenant qu'elle avait découvert l'existence de la ligue. Et bien, c'était loupé...
Le chat la fixait . Son pelage noir luisait au soleil. Il ferma un instant ses yeux violets, avec ce petit sourir qui n'en était pas un, comme font tous les chats. Sauf que celui-ci n'était pas comme tous les chats. Il était doué de parole.
Gabrielle eut un léger sursaut lorsque l'accent du chat reprit :
"- Puis-je savoir comment vous nomme-t-on, mon jeune ami ?
- Gabrielle . Et vous, avez-vous un nom, monsieur le chat ? "
Le poil du chat se hérissa. Gabrielle recula un peu.
"- Je ne suis pas un vulgaire chat, mais un noble et puissant dragon. Mon nom est Arkalamaronshivu, mais les humains qui vivent dans cette maison m'appellent bien familièrement Arkal."
Hein ? C'était lui, Arkal ? Celui dont lui avait parlé Sara ? Mais pourquoi Diable avaient-ils besoin d'un chat parlant ? Un chat parlant qui se prenait pour un dragon, de surcroit ?!
"- Euh...Enchantée, Arkal.
- Pas moi."
Et qui avait mauvais caractère, en plus.
Eh bien, ce n'étaient pas des hôtes banals qui l'avaient receuillie... Elle ne pu s'empêcher de sourir.
"Je crois que je vai me plaire, ici..."

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MessageSujet: Re: Miuse d'Orligan ( page 2 : Malédictions ) Sam 26 Mai - 19:24:06

Chapitre VI La pluie tombait, encore et encore, sur le centre de Londres. Sous le ciel gris, la silouhette d'un bâtiment se dessinait à l'encre de Chine. Il n'était pas plus grand que les autres immeubles, ni plus récent. Il semblait même abandonné. Poutant de la lumière filtrait à travers les carreaux sales de ses vitres. Un éclair déchira le ciel. Trois silouhettes apparurent furtivement sur le toit.
"- Par Saint Georges, qu'est-ce qu'on est venu faire dans cette galère ?
- On est venu empêcher un coup d'Etat, ça te satisfait comme réponse ?
- Non, mais je supose que ça n'a aucune importance ?
- Exactement Fox, alors pour une fois boucle-la.
- On t'a demandé quelque chose, le nain de jardin ?
- Fermez-la, ou je vous jure que vous allez connaitre avec exactitude la hauteur de cet immeuble !
- Très bien, Chef !" répondirent les deux hommes en se mettant au garde à vous.
Sara regarda ses deux acollites et soupira. Ils pourraient être de parfaits agents, même les meilleurs, s'ils arrêtaient de se disputer. Au lieu de ça, leur équipe se faisait toujours recalée à l'examen qui permettait d'être des agents de rang S pour de stupides rivalités.
Fox sentit l'exaspération de Sara. La jeune femme se mettait beaucoup de pression. L'examen était prévu pour bientôt. Ils l'avaient déjà passé deux fois et, si ils ne réussissaient pas cette fois, ils allaient devoir recommencer toute leur formation. Il préféra ne pas y penser et se concentrer sur la mission. Il demanda à Sara :
"- Tu nous fais un petit topo, s'il te plait ?
- Hmm-mm. Il y a ici cinq sorciers, qui ont fait plusieurs victimes, tant en assassinat qu'en malédictions. Notre but est de les arrêter, à n'importe quel prix.
- Gardes ? Armes ?
- Six gardes par sorcier, tous super entrainés, plusieurs révolvers et autres armes diverses . Bref, rien qui puisse nous compliquer la tache. "

Fox devina le plan de Sara. Mathéo devina la même chose. Sara devina qu'ils avaient deviner. Fox devina qu'elle avait deviné qu'ils avaient deviné, mais ne devinait pas si Mathéo avait deviné qu'elle avait deviné qu'ils avaient deviné. De son côté, Mathéo devina que Sara avait deviné qu'ils avaient deviné qu'elle avait deviné, mais ne devinait pas si Fox avait deviné qu'elle avait deviné qu'ils avaient deviné. ( Vous avez compris ? Non, parce que sinon, je peux répéter, hein...)

"- Près ? souffla Sara."
Les garçons firent un signe de tête affirmatif . Fox pris sa canne et se mis debout. Il rabattit son chapeau sur ses yeux puis, lentement, il s'enfonça dans le sol. Il réapparut de l'autre côté, dans une pièce fortement éclairée, au milieu d'une trentaine d'hommes plus surpris les uns que les autres .
"- Bonsoir ! Comment allez-vous ? "
Les gardes se mirent à tirer. Grave erreur, lorsqu'on sait qu'on se bat contre un fantôme (ben ouais, ce sont des gardes, on ne leur demande pas d'être intelligents u_u").
Une fois les gardes éliminés ou mis hors combat, il ne restait plus que les sorciers. L'un d'entre eux lança un sort sur Fox. Pris par surprise, celui-ci s'écroula au sol, parcourus de spasmes. Les balles et les armes physiques n'avaient aucun effet sur lui, mais pas la magie. Ayant repris confiance, les sorciers encerclèrent le voleur (à la retraite), près à lui faire passer l'envie de recommençer à les espioner.
Soudain, une fenêtre se brisa . Ils se retournèrent tous vers celui qui venait d'entrer. Le dos un peut courbé, les mains dans les poches, le blondinet les regardait de ses yeux bleus et noirs. Les sorciers se détendirent et rirent un peu. Ce n'était qu'un gamin !
Grave erreur.
Son apparence était peut-être celle d'un enfant, mais sa force était bien celle d'un homme. Il assoma quatre sorciers. Le dernier profita de l'inattention de l'enfant pour récupérer un révolver et viser le gêneur. Soudain, ce fut le noir.

Mathéo se retourna pour voir Sara assomer le sorcier avec un livre.
"- Qu'est-ce que c'est ?demanda-t-il.
- La totalité des oeuvres de Lord Byron; répondit-elle avec un sourire.
- J'avais raison...Ces livres...sont assomants...", articula Fox, encore secoué.
Sara et Mathéo l'aidèrent à se lever. C'est alors qu'un garde se mt à rire. Mathéo lui demanda froidement :
"-Qu'est-ce qui te fait rire ?!
- Je peux vous paser une question ? (il n'attendit pas la réponse) Qui garde la maison, chez vous ?"

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Dernière édition par Jenk le Mer 30 Mai - 16:20:28, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Miuse d'Orligan ( page 2 : Malédictions ) Mer 30 Mai - 16:14:45

Ils ne mirent que quelques secondes à comprendre.
"- Et meeeeeerde, c'est pas vrai...., pesta Fox Crow.
- Comment ont-ils su qu'on viendrait ? Et pourquoi ne nous ont-ils pas évité ?
- Il y a plus urgent, Sara. Gabrielle est en danger.
- Mais Arkal est avec elle, non ? demanda Mathéo.
- Si tu crois que ça me rassure...
- Euh... Je crois qu'on a un autre problème...
- Quoi, encore ?
- Où est Sing ? "

***********

Arkal paraissait au soleil, roulé en boule sur sa chaise. Il n'y avait pas que des désaventages à être un chat. On ne leur demandait rien, puisqu'on les jugait inutiles . Si ils chassaient de temps à autre une souris, ils avaient le droit à une place près de la cheminée. Mais bien sûr, il ne s'abaisserait jamais à une tache aussi dégadante . Comment pourrait-on demander une chose pareille à un autentique dragon ?
Soudain, un pressentiment l'assaillit. Ce pressentiment était si fort, si alarmant. Il ne pouvait pas le nier. Soudain une boite à musique s'ouvrit. L'alarme.
De toute la force de ses pattes, il couru au rez-de-chaussée, dans la salle commune.
Il trouva Gabrielle assise dans un fauteuil, lisant avec quiétude un livre de cuisine.
"- Espèce d'idiot, tu n'as pas entendu l'alarme ?!
- Quelle alarme ?"
Pourquoi Diable ses domestiques avaient-ils ramener un imbécil pareil au manoir ?
"- La boite à musique, c'est notre signal . "Le printemps" de Vivaldi signifie qu'on est attaqué, et la "Wiegenlied" de Mozart lorsqu'on est envoyé en mission. Suis-moi, il n'y a pas un instant à perdre.
- On est attaqué ? "
Non, mais quelle cruche ! Il en avait mare de lui répondre. Il se tue donc et partit en direction du bouddoir. Gabrielle le suivit, non sans vérifier si il disait bien la vérité.
"- Il n'y a personne dehors.
- Ce n'est qu'une question de temps. Et de toute façon, nous ne les laisserons pas entrer. Nous allons défendre le manoir, mes domestiques m'en voudraient si cette pauvre maison tombait entre des mains ennemies. "
Il le regardait comme si il était devenu fou. Ou alors il ne comprenait pas son merveilleux accent français . Il penchait pour la seconde hypothèse.
"- Défendre le manoir ?
- Oui, oui, bravo, tu as tout compris. "
S'il l'avait pu, Arkal aurait applaudit.
"-Vous vous fichez de moi ?
- J'ai l'air de plaisenter ?
- Non, mais j'aurais préféré. Comment voulez-vous qu'on défendent le manoir alors que nous sommes que deux, un sac à puces et une femme transformée en homme, et sans armes qui plus est ?
- C'est faux. Je ne suis pas un sac à puces. Et nous ne sommes pas désarmés. "
Devant les yeux ahuris de la jeune fille (maintenant qu'il savait que c'était une femme, il ne se permetterait plus de l'appeller "crétin" ou "idiot"), il fit basculer un bougeoir.
Un morceau du mur s'ouvrit, révèlant un placard secret.
"-Vas-y, choisit" dit Arkal.
Devant Gabrielle s'étendait une véritable artillerie.

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MessageSujet: Re: Miuse d'Orligan ( page 2 : Malédictions ) Lun 18 Juin - 15:30:25

Gabrielle n'en croyait pas ses yeux. Il y avait toutes sortes d'armes : armes blanches, armes à feu, poison, massues, barres de fer, et autres objets dont elle ignorait le fonctionnement et l'utilité. Médusée, elle resta bouche bée, les bras ballants.
Le petit félin sauta souplement sur une étagère . Avec sa patte, il actiona un levier . Un bras mécanique déversa le contenu d'un flacon dans une coupelle. Le chat lappa le liquide et sauta directement au sol. Aussitôt, sous les yeux effarés de Gabrielle,son corps se mit à grossir. Il se transforma en une sorte de panthère au pelage noir bleuté. Ses yeux améthystes se firent plus menaçants, ansi que ses griffes et ses crocs.
"-Qu'est-ce que...baffouilla Gabrielle.
- C'est un liquide spécial, contenant principalement des hormones de croissance modifiées. Ne vous inquiétez pas, il y a un remède. Le seul problème, c'est que ça fait un mal de chien.
- Ah bon ?
- Oui. La peau et les muscles s'étirent au maximum pour s'adapter à la croissance des os. Au bout d'un moment, tout rentre dans l'ordre, mais pendant quelques secondes, j'ai l'impression que mon corps va se déchirer en deux si je fais le moindre mouvement. Ce qui est fort possible, d'ailleurs."
Le jeune-homme-qui-n'en-est-pas-vraiment-un palit. Il se serait bien passé de tous ces détails.
Un bruit de fenêtre brisée les ramena à leur situation . Gabrielle se dépêcha d'attrapper une rapière et la porta devant elle, toute tremblante. Mais pourquoi tout lui tombait dessus aujourd'hui ? Elle s'était réveillée dans la peau d'un homme, elle avait été receuillie par un fantôme, une amnésique, un gamin-adulte et une muette, qui sont en réalité des chasseurs de sorcières, elle avait rencontré un chat qui parlait (et qui se prenait pour un dragon), et maintenant elle était attaquée pour Dieu sait quelle raison ! En plus, elle ne savait même pas se battre.
Arkal s'approcha sans bruit de la porte. Il colla son oreille contre le bois et huma l'air.
"- Il sont une dizaine, douze tout au plus, souffla-t-il. Il y en a trois qui sont entrés. Je vais m'en occuper. Restez ici."
Gabrielle acquiessa. Non mais, il croyait vraiment qu'elle allait le suivre ? Non, elle n'allait pas bouger et laisser le gentil tigre s'amuser avec les vilains messieurs.
Arkal bondit, tous crocs et griffes dehors. La porte se referma avec un claquement derrière lui. Cependant, Gabrielle pouvait entendre des hurlement de souffrance et des rugissements , ainsi que d'étranges bruits d'os qui se brisent. Arkal s'en donnait à coeur joie dans la salle commune...
La curiosité l'emporta sur la peur et elle sortit de derrière le fauteuil pour regarder le combat à travers le trou de la serrure. Enfin, le combat.... Appelons un chat un chat et un massacre un massacre. Les hommes, quoi que nombreux, ne faisaient pas le poids face à Arkal la panthère.
Gabrielle était en train d'assister au baptème de l'air d'un ninja lorsque soudain une main rude se plaqua sur sa bouche tandis qu'une autre lui faisait une clé de bras. Une force brutale l'éloigna de la porte sans qu'elle puisse y résister. Devant elle surgit un homme masqué avec une seringue à la main. Elle tenta de se débattre et d'appeler à l'aide, mais son bras la faisait horriblement souffrir et la main du deuxième homme était si serrée contre sa bouche qu'elle arrivait à peine à respirer.
Un hurlement de douleur leur parvint de derrière la porte. Mais ce n'était pas un hurlement humain. C'était bel et bien celui d'un animal. Le dernier espoir de Gabrielle vola en morceaux. Cette fois encore, personne ne lui viendrait en aide. Mais, contrairement à la dernière fois, elle n'avait absolument aucune chance de s'en sortir. Même sa rapière, qu'elle avait lachée, ne lui était d'aucun secours.
Elle ferma les yeux, prête à rencontrer son funeste destin, tendis que l'aiguille se rapprochait de son cou.
"-C'est la fin..."

Soudain, les oreilles de la jeune femme craquèrent, comme lorsqu'on entrait brutalement dans l'eau. Son nez et ses oreilles se mirent à saigner. La pièce tourna, de plus en plus vite. Prise de nausées, elle vomit. Sa vue se brouilla.
Un rideau noir couvrit ses yeux.

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MessageSujet: Re: Miuse d'Orligan ( page 2 : Malédictions ) Sam 11 Aoû - 15:45:29

Chapitre VII

Gabrielle ouvrit les yeux. Contrairement à ce qu'elle avait imaginé, elle n'était pas attachée. Elle se trouvait dans un lit confortable. Elle tenta de s'asseoir, mais la tête lui tourna. Elle se laissa tomber sur ses oreillers. Elle se trouvait dans une des chambres du manoir. Ses ravisseurs avaient donc échoué.
La porte s'ouvrit. Une petite tête rose apparut dans l'entrebaillement. Sing eut un petit sourire inquiet et un signe qui signifiaient : "comment te sens-tu ?"

Gabrielle lui sourit:
"-Bien. J'ai juste la tête qui tourne si je me lève."
Sing déposa alors le plateau qu'elle tenait . Elle aida le jeune homme à se redresser et lui tendit une tasse de thé. Gabrielle la remercia et bu une gorgée. Elle vit alors Sing prendre un objet plat et noir sur le plateau. Elle écrivit dessus avec une craie. Gabrielle comprit alors que l'objet était une ardoise, sur laquelle la petite fille avait écrit :
"Ne t'inquiète pas. C'est normal.
- Que s'est-il passé ?
- Je suis revenu au manoir car j'avais oublié de te prévenir que tu pouvais prendre ma chambre si tu voulais te reposer ; écrivit la petite fille, avant d'effacer. C'est alors que j'ai vu que le manoir était attaqué. Je me suis cachée. Quand j'ai vu que vous étiez débordés ...(elle effaça)... je me suis servie de ma voix.
- Je croyais que tu étais muette ?
- Pas exactement. Avant, je faisais partie d'un cirque, où je chantais pendant l'entracte. Un jour, un homme a demandé un spectacle pour lui-seul. Ce jour-là, j'avais une extinction de voix. Cet homme a crut que je refusais de chanter. C'était un sorcier. Il m'a maudite et dorénavant, lorsque je chante, ma voix tue n'importe-qui. Pour plus de sécurité, j'évite de parler. Tu as eu de la chance, tu sais."
Gabrielle réfléchit un instant. Puis elle demanda :
"-Tu sais qui étaient ces gens ?
- Oui, des chasseurs de monstres.
- Des chasseurs de monstres ?
- Ils traquent les personnes maudites pour les vendre à des scientifiques, des spectacles de monstres ou à des particuliers. La protection des maudits contre ce genre d'individus est une partie du travail de la Ligue. "
Gabrielle aquiesca. Elle avait eu chaud. Si la fillette n'était pas revenue, elle serait peut-être sur la table d'un savant fou à ce moment précis. Le grattement de la craie sur l'ardoise la tira de ses pensées. Sing tourna le petit tableau noir vers elle :
" Les autres sont partis en réunion au conseil de la Ligue. Il ya une réunion hebdomadaire de toutes les branches de la Ligue à travers Londres. On fait un rapport au Maître du Conseil sur tous les agissements des sorciers repérés et le ressencement des maudits sur notre territoir. Ils vont sans doutes parler de toi."
Elle sourit à Gabrielle qui rougit un peu. Elle n'avait pas l'habitude d'être au centre de l'attention. Un tapotement au carreau de la fenêtre les fit sursauter. Un pigeon tappait son bec contre le carreau. Sing ouvrit et donna quelques graines au volatil avant de prendre le morceau de papier qu'il avait à la patte. Elle le lu puis le tendit à lan jeune femme.
L'écriture était jolie, bien que parfois illisible . Cependant, elle comprenait parfaitement le message :
" Hi, Lady !
Nous venons de finir la réunion du Conseil de la Ligue. Le Big Boss est d'accord pour que tu restes quelques instants au manoir. Cependant, tu ne pourras pas rester très longtemps car c'est interdit de laisser des gens seuls au QG (ce fut déjà difficile de faire accepter Lion). Alors il te donne le choix : soit tu reprend une vie plus ou moins normale sous une fausse identité et sous la protection de la Ligue, soit tu deviens l'une de nos agents et tu passeras l'examen d'admission en même temps que Sing. Ne te presse pas, tu as une semaine. Réfléchis bien. On sera de retour ce soir.
Fox"

Gabrielle reposa le message sur sa table de nuit. Reprendre une vie normale ? Cela lui semblait iréalisable...

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MessageSujet: Re: Miuse d'Orligan ( page 2 : Malédictions ) Dim 21 Oct - 18:39:38

Chapitre VIII

Après que Sing fut partie, Gabrielle dormit encore pendant quelques heures avant d'être réveillée à nouveau par quelques coups à la porte. C'était Lion qui lui apportait son repas du soir et venait prendre des nouvelles de la jeune femme. Il s'en voulait énormément de ne pas être resté pour l'aider. Gabrielle lui fit remarquer qu'elle allait bien et que ce n'était pas la peine d'avoir des remords. De toute façon, elle ne pensait pas qu'il aurait pu être d'une quelconque utilité. Plus tard, alors qu'elle essayait de se reposer, elle entendit à nouveau retentir des coups contre sa porte.
Fox et Sara se bousculèrent pour entrer et crièrent à moitié pour lui demander de raconter ce qu'il s'était passé. Elle ne se fit pas prier et leur raconta tout depuis le début. Ce fut assez long, car elle était sans cesse interrompue par les commentaires de l'un ou les questions de l'autre. Elle leur demanda à son tour comment c'était passé la réunion du conseil. Ceci pris encore plus de temps, car ils s'interrompaient mutuellement pour mentionner un oublie que l'autre avait fait, et bien souvent cela tournait en dispute car ils n'étaient pas d'accord sur l'importance de certains détails, sur la couleur d'une tapisserie, ou encore sur les paroles prononcées par telle ou telle personne. Ils avaient été ensemble à cette réunion, pourtant Gabrielle avait l'impression que ses deux amis s'étaient rendus à des lieux différents, avec des personnes différentes et à des moments différents.
Alors qu'ils se disputaient encore à propos de quelque chose de dérisoire, une pensée traversa l'esprit de Gabrielle et elle fut si amusante qu'elle se mit à glousser. Fox et Sara stoppèrent leur querelle et se tournèrent vers elle:
"- Et bien quoi ?
- Vous savez que vous faites un couple vraiment étonnant ? "

Sara devint écarlate, et Gabrielle devina que Fox le devint également car il rabattit son chapeau sur les yeux. Ils se mirent à bafouiller :
"- Mais nous ne sommes pas...
- Non, certainement pas...
- En aucun cas ! "
Gabrielle sourit et ses amis quittèrent la pièce dans un silence complet, pour une fois !
La jeune femme soupira et s'allongea, certaine qu'elle allait enfin pouvoir dormir en paix. Mais, tard dans la nuit, quelqu'un vint encore frapper à sa porte. Gabrielle soupira. Elle commençait à penser qu'il y avait dans sa chambre encore plus de passage que dans un moulin ! Néanmoins, elle s'assit et dit simplement :
" Entrez."
La porte s'ouvrit dans un léger grincement . Une petite sphère de lumière entra timidement dans l’entrebâillement de la porte. Lorsque sa vue se fut habituée au contraste lumière-ombre, Gabrielle vu qu'il s'agissait d'une lampe à huile. La porte s'ouvrit encore un peu, et une petite silhouette se tenait sur le seuil de la porte. La lumière n'éclairait pas assez son visage pour que la jeune femme puisse reconnaître cette personne. En voyant l'expression de Gabrielle, le visiteur compris et leva le bras. Après quelques secondes d'hésitation, Gabrielle demanda :
" Que se passe-t-il, Messire Mathéo ?"

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MessageSujet: Re: Miuse d'Orligan ( page 2 : Malédictions ) Dim 2 Juin - 15:29:01

Houlà ! Huits mois sans écrire ! Mon dieu, quel déshonneur,pour un écrivain ! Comment rétablir cette erreur monumentale ?.... JE SAIS ! TALATATA TA TA TAAAAA !!! Mesdames,mesdemoiselles,messieurs,tout de suite :un nouveau chapitre !

Chapitre IX :

" Comment vas-tu ? Je ne pouvais pas venir avant, les autres enquiquineurs n'arrêtaient pas de faire des aller-retours. Ils voulaient venir ici toutes les heures, avant que je leur dise que tu avais besoin de repos. "
Gabrielle acquiesça,reconnaissante. Elle aimait beaucoup ses nouveaux amis, même si elle les avait rencontré seulement quelques heures plus tôt,mais ils étaient un peu trop... trop. Trop bruyants, trop collants,trop tout.
Elle était en pleine réflexion quand Mathéo lui pris soudain le poignet. Puis le menton. Qu'est-ce qu'il ...

" Ouvre la bouche.
- Hein ?
- Il faut que je regarde le fond de ta gorge. Allez, ouvre.
- Vous êtes médecin ?
- Oui et tu peux te tutoyer, tu sais ? Je t'ai déjà ausculté tout à l'heure,mais je préfère recommencer,pour être sûr."

Gabrielle blêmit .

"- C-Comment ça, "tu m'as ausculté" ?"

Mathéo croisa son regard et saisi l'allusion.

" Gabby (si je peux t'appeler ainsi) tu es un homme, tu n'as pas de soucis à te faire . Il va falloir que tu t'habitues à ton nouveau corps..."

Il resta un moment silencieux . Gabrielle devina que quelque chose le préoccupait.

" Qu'y a-t-il, Mathéo ?
- Je me demandais... Tu as réfléchis à la proposition du Maître ?
- Pas vraiment ...
- Je pense que tu devrais refuser et reprendre une vie normale.
- Math, je suis une femme, dans un corps d'homme. Je ne pourrais jamais avoir une vie normale. J'aime les hommes, pas les femmes. Et tu sais que l'homosexualité est punie de prison. Et même, maintenant que je vous connait, j'ai envie de vous aider. Je ne pourrais pas vous laisser sans être sûre....
- Sans être sûre qu'on soit débarrassés de nos malédictions ?
- Oui."

Mathéo soupira.

" Tu me rappelles Abys.
- Qui est-ce ?
- Ma petite sœur. Elle aussi voulait nous aider.
- Qu'est-elle devenue ?"

Mathéo eut un sourire extrêmement triste. Gabrielle compris.
Abys était morte.

" Math, je n'ai pas l'intention de mourir. Je demanderai à Fox de m'entraîner à l'escrime. Il parait qu'il est doué avec un sabre. Je suis déterminée. Tu ne feras pas changer d'avis."

Mathéo s'assombris, puis se résigna. Il ébouriffa les cheveux de la jeune femme.

" Si c'est ce que tu veux,alors je t'aiderai."

Il fit mine de sortir, puis se ravisa.

" Au fait, évite de m'appeler Math devant les autres. J'ai la réputation d'un type froid et je tiens à la garder.
- Pourquoi cela ?
- Eh bien, si on pense que je n'ai pas d'amis, on ne risque pas de les attaquer pour me déstabiliser. je ne voudrais pas qu'il vous arrive du mal. Surtout à toi."

Il sourit et Gabrielle remercia l'obscurité ambiante parce que sinon Mathéo l'aurait vu rougir jusqu'aux oreilles.

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